Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /homepages/1/d148233771/htdocs/anne/config/ecran_securite.php on line 283
Mai 2015 - Anne Mounic
Anne Mounic

Mai 2015

JPEG - 14.7 ko

A l’occasion de la parution de L’inerte ou l’exquis : Pensée poétique, pensée du singulier (Paris : Champion, mai 2015), je reproduis ci-dessous la quatrième de couverture ainsi que la table des matières, en PDF.

« ... tous les yeux ne sont pas propres à goûter les délicatesses de la peinture. Beaucoup ont l’œil faux ou inerte ; ils voient littéralement les objets, mais l’exquis, non », regrettait Eugène Delacroix à la fin de son journal, en 1863. L’auteur de cet ouvrage tente d’approfondir cette opposition esquissée par le peintre de La lutte de Jacob avec l’ange en l’église Saint-Sulpice, à Paris. Elle propose de se situer non plus dans l’extériorité et l’indifférence de l’objet – l’inerte –, afin de réfléchir à la création poétique et artistique, mais d’adopter la perspective du sujet, – l’exquis –, ce qui implique, par-delà le résultat, soumis au jugement de goût, de ressaisir le commencement, ou l’origine, au sein de la continuité existentielle. Ainsi se forme une pensée du singulier, défini non pas comme individualité confinée à sa seule autobiographie, mais comme Je lié à un Tu dans une intersubjectivité féconde, s’exprimant dans l’instant-miroir qui, au présent, renoue le passé à son avenir, le multiple à son analogie. Méditant, au sein de l’esprit du récit, sur les composantes de l’œuvre – altérité et devenir –, le critique, et poète, met en relief concepts et figures qui manifestent dans leurs métamorphoses le mouvement de la nuit intérieure en sa « patience active », selon l’heureuse expression de René Char. L’ouvrage appelle à un renouveau de la réflexion poétique en nos « temps de pénurie », le récit en sa source singulière se portant garant, aux profondeurs, de l’intégrité de l’être – notre enchantement.

PDF - 131.1 ko


nous contacter | sommaire | rédaction | haut de page

Guy Braun | | Temporel.fr