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Revue de presse, septembre 2011-décembre 2012. - Anne Mounic
Anne Mounic
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Revue de presse, septembre 2011-décembre 2012.

A propos…

Pressée par Guy Braun de prendre enfin le temps de m’occuper du site qu’il m’a ouvert et préparé dans sa structure générale, c’est avec une émotion croissante que je recueille ce qu’on va lire ci-dessous, des extraits d’articles et de notes de lecture écrits sur mes ouvrages. Je n’avais pas tant l’impression, au fil du temps, confrontée souvent à la « tendre indifférence du monde », que mes livres avaient suscité des lectures tellement attentives et quasiment, souvent, complices, mais de relire ces témoignages d’intérêt, voire d’amitié, me permet, en quelque sorte, de donner une étoffe au passé.
Animant maintenant deux revues, l’une en ligne, Temporel, et l’autre, traditionnelle, de l’Association des Amis de l’œuvre de Claude Vigée, j’ai écrit moi-même quelques notes de lecture – pour la revue Europe également –, sur les ouvrages d’autres auteurs, penseurs ou poètes, et j’espère ainsi ne m’être pas montrée ingrate envers ceux qui ont su capter dans ce que j’écris des traits qui m’ont aussi permis d’envisager mon œuvre de l’extérieur. Ecrire, c’est donner, c’est offrir, mais lire avec suffisamment d’attention pour écrire ensuite sur ce partage, c’est aussi participer de cette offrande. Je remercie donc tous ceux qui ont pris le temps de me lire. Il serait détestable de ne faire que prendre, ou bien, pire encore, d’exiger. Ecrire ne consiste pas à faire œuvre d’égocentrisme, et encore moins de commerce, mais de partage. Je reprends ici ce que j’avais écrit dans le numéro spécial d’Encres Vives de mai 2006 :

« […] Autre paradoxe du poète, son absolue solitude en son élan vers l’autre, l’absence totale, en un monde positiviste, de justification de la tâche puisqu’elle explore toutes les raisons de douter plutôt que la certitude de discours souvent pré-mâchés (« Words, words, words »), mais par ces rencontres qu’elle permet, avec ses lecteurs, avec d’autres poètes, elle se justifie pleinement, modestement. C’est en grande partie la raison pour laquelle nous avons eu l’idée de cette revue, littéraire et artistique, en ligne Temporel, née à la mi-février 2006 de multiples complicités (http://temporel.fr).

Je remercie donc infiniment tous ceux que la poésie m’a permis de rencontrer et, plus particulièrement bien sûr, ceux qui ont accepté, répondant à l’idée généreuse de Michel Cosem, de prendre un peu de leur temps pour écrire les lignes qui composent ce recueil, Jean Bensimon, Michèle Duclos, Yolande Legrand, Paul Van Melle et Claude Vigée.
J’ai écrit à Claude Vigée à l’occasion de la parution de mon ouvrage critique, Poésie, mobilité de l’esprit, car, lisant l’article d’Henri Tincq dans Le Monde, puis le recueil Apprendre la nuit, j’avais l’intuition d’une possible communauté de pensée et il est vrai que l’étude que j’ai écrite sur l’œuvre de ce poète m’a beaucoup appris. Ce fut une période d’intense réflexion poétique, dont je le remercie vivement.
De plus, la façon dont Claude Vigée vit sa vie de poète, en sa simplicité, sa générosité, son humour et sa grande érudition offre effectivement, comme le souligne Paul Van Melle, un « modèle » réconfortant en un monde un peu figé et si peu prêt à transcender la tyrannie des faits.

Mes remerciements vont aussi à ceux qui m’ont fait assez confiance pour éditer mes ouvrages, Marcelle, Jean-Pierre et Blaise Rosnay, au Club des Poètes, Eric Ballandras, aux éditions de la Bartavelle (dont je n’ai pas de nouvelles depuis un moment), le chaleureux Marcel Chinonis, aux éditions Clapàs, dont je garde un souvenir très ému, Paul Van Melle, aux éditions du G.R.I.L., Michel Cosem (nul besoin ici de plus de précisions) et Maguy Albet, directrice de collection aux éditions de L’Harmattan, Denis Pryen et toute l’équipe de cette maison qui, jusqu’à présent, a publié une grande partie de mon travail.

La gravure de couverture est de Guy Braun. Elle est extraite de sa série des Anatomies qui, par des compositions d’armures et de clichés radiographiques, insectes ou, comme ici, plumes, conjuguent le combat de la vulnérabilité de notre condition et de notre désir d’être. Celle-ci, parmi toutes, que j’aime beaucoup, est celle que je préfère. »

« En écrivant, se donner le temps… », Spécial Anne Mounic, Encres Vives n° 334, mai 2006, pp. 14-15.

P’ et les noms propres. Paris : L’Harmattan, 2002.

« […] Aujourd’hui, les périphrases ne pourraient manquer pour désigner ce curieux roman qui est une façon d’essai. Passionnant, intéressant et surtout magistralement bien écrit, c’est sans conteste la marque d’un écrivain qui s’affirme en son domaine. […] »

Laurent Bayart, Poésie/première n° 23, juillet/octobre 2002, p. 110.


Poésie, mobilité de l’esprit : Portes, passages, rythmes et métamorphoses
. Paris : L’Harmattan, 2003.

« […] Chaque étude est un corps à corps avec les textes des auteurs étudiés, étude de ses images, de sa rêverie (au sens de Bachelard, avec une prédilection pour les rêvries de l’espace), de son rythme (à la fois rythme biologique et « renouvellement, en une situation unique à un moment donné, des possibilités du langage  ».) Un travail universitaire, savant, qui est aussi une œuvre de poète et d’artiste qui sait se souvenir de la mise en garde de Nietzsche : « qu’on se garde, avant tout, de vouloir débarrasser l’existence de son caractère ambigu  ». »

Emmanuel Hiriart, Poésie/première 28, mars-juin 2004, p. 109.

Spécial Anne Mounic, Encres Vives n° 334, mai 2006.

« […] Grâce lui soit rendue d’avoir su, avec tant de force et de ferme délicatesse, nous guider à notre tour vers la porte close de la maternité intérieure où le silence, prémice de l’âme incarnée, enfin fécondé par la parole humaine restaurée, pourra accoucher de nouveau d’un monde présent tendrement transfiguré dans le seul Eden terrestre digne d’un enfant des hommes en paix :

‘Chœur du silence orant aux murs de Tarquinies.’ »

Claude Vigée, « ‘Chœur du silence orant aux murs de Tarquinies.’ essai sur l’art poétique et l’œuvre d’Anne Mounic », pp. 2-4.

« […] La poésie d’Anne Mounic, ses traductions de poètes, ses essais, se ressentent de cette même recherche, cohérente et multiforme. Si le roman est le personnage principal de Ah ! Ce qui dans les choses fait ah !, l’œuvre créée par Anne Mounic, en sa globalité, est son personnage, reconnaissable, dense, subtil, tragique sans résignation, enthousiaste même, en perpétuelle avidité de connaissance. »

Yolande Legrand, « le parcours de l’homme échappé du réel », p. 5.

« […] Les descriptions des lieux, par exemple, sont précises jusque dans les détails les plus anodins. Regard du peintre ? Rencontre rare d’un esprit très ouvert à la fois au concret sensoriel et à la méditation abstraite, convaincu que l’écriture (comme toute forme d’art) est un complément existentiel indispensable à l’épanouissement de l’être humain. […] »

Michèle Duclos, « Une vision du monde où le tragique et l’humour s’entrecroisent », pp. 7-10.

« Ce qui, à la lecture de Quand pâlissent les lilas me frappe rapidement, voire dès le premier poème, c’est la musicalité. Allitérations, assonances et autres rapprochements de sons me plongent dans l’envoûtement.[…] »

Jean Bensimon, lettre du 20 novembre 2005, p. 10.

« […] Je revendique le plaisir de ne pas oublier une autre initiative de notre poète : faire écrie et illustrer par vingt-trois enfants les poèmes de Plus libre que dans un bocal, un très agréable recueil où les enfants sont manifestement restés infiniment libres. […] »

Paul Van Melle, « Anne Mounic, un ‘horrible travailleuse’ selon Rimbaud », pp. 11-12.

Ah ! Ce qui dans les choses fait ah ! Paris : L’Harmattan, 2005.

« […] Sous ce récit qui ne se veut surtout pas didactique court donc une revendication métaphysique qui énonce et dénonce que le réel a bien peu à voir avec ce que notre modernité en a fait. Par une technique du discontinu et de la spirale, Ah ! Ce qui dans les choses fait ah ! s’ouvre sur l’illimité tout en donnant l’impression de coller à un réel ouvert. […] »

Michèle Duclos, Poésie-première, n° 35, Juillet/octobre 2006, pp. 107-109.

Jusqu’à l’excès, ou Le reptile dans le livre. Paris : l’Harmattan, 2007.

« […] Ce livre est un univers qui pullule de microcosmes. On ne peut ni le classer dans une catégorie ni le rattacher à un genre, car il les confond tous. Une constante affleure cependant avec la mise en scène des contraires : actes : pensées, mouvement effréné / lenteur, apparition : disparition, désagrément : joie, monotonie : émerveillement… […) L’énigmatique reptile annoncé dans le sous-titre du livre se faufile dans la description du quotidien. […] »

Nelly Carnet, Europe, n° 942, octobre 2007, pp. 368-69.

La barque du soleil sinue entre nos lèvres. Colomiers : Encres Vives, 2007.

« […] Cette pensée se coule dans « l’empathie » avec les autres, avec la nature, avec le monde ; au-delà ? Une cohérence du monde qui nous entoure ? « Tout est empathie. »
mais cette pensée n’est pas sèche : elle respire, elle chante : assonances, mais aussi des mots, des expressions qui courent tout au long du poème, voire du livre (« Nous sommes ici. Nous voici. » « Les doigts nouveau-nés » « antiphonaires »), comme un timbre de voix qui devient familier : l’intimité nous envahit, évolue en chuchotement, confidence. […] »

Alain Lacouchie, Friches, n° 100, 2008, pp. 101-103.

Le puits du ciel. Illustrations de Guy Braun. Paris : Caractères, 2008.

« […] C’est l’expression de la beauté qui se manifeste, et en tant que ‘forme mouvante de nos instants’, cette beauté fait oublier tout le désordre du monde. Elle est une terracotta mise en forme par des mains amoureuses dont les mouvements épousent la danse des hirondelles. »

Nelly Carnet, Europe, n° 959, mars 2009, pp. 362-63.

« […] Dans ce volume comme dans les précédents d’Anne Mounic, la prosodie très libre et très diverse est proche du poème en prose ; la syntaxe est fluide aussi, qui refuse la rigidité logique de la prose purement informative. La structure linéaire disparaît au profit d’un mouvement spiralé comme le temps jusqu’à en être vertigineux, avec des retours musicaux en leitmotive eux-mêmes variables, qui sont les fils ontologique, existentiel, géographique, esthétique, d’un trame très libre […]. »

Michèle Duclos, « Poésie Existence : Anne Mounic », Le Journal des Poètes, n° 4, octobre-décembre 2008, p. 3.

Masque de nuit. Préface de Claude Vigée. Illustrations de Guy Braun. Paris : Caractères, 2009.

« […] Le voyage inaugure une poétique de la rencontre d’autrui, visible sur l’arc-en-ciel des syllabes pulsantes. Il provoque en nous la brusque reconnaissance de l’inattendu au sein d’un voisinage qui s’éclipse aussi soudainement qu’il nous est apparu ; mais parfois cet imprévu miraculeux laisse sa trace ignée, ou sa griffe, profondément marquée dans la chair vive de notre mémoire : une trace rebelle, difficile à guérir, lente à cautériser dans les épreuves délétères de la vie quotidienne. Pourtant, voici la belle surprise : « Là pousse un figuier / au seuil de l’au-delà / chargé de fruits. »

Le poème épique moderne peut se comparer au « livre de raison » des flibustiers d’antan. C’est un carnet de bord privé de dates précises, dépourvu d’horaires de travail ou de repos fixés d’avance. En effet, la navigation poétique est faite d’errances infinies, ponctuées d’éclairs qui embrasent en même temps la terre et le ciel, peuplés par les visages humains fuyants de l’instant, posés distraitement sur le tissu de velours déchiré de la nuit.

Visages et corps humains semblables aux îles des coraux lumineux, vastes fleurs nées des madrépores sous-marins surgissant tout à coup des ténèbres océaniques ! C’est, à travers le flux de nos voyelles et de nos consonnes extatiques, l’épiphanie de l’abîme chargé des sels brûlants qui sommeillait jusque-là sous les récifs empourprés du jour solaire à son déclin.

Mais l’avancée fatale dans le temps de notre vie, l’approche de notre fin déjà bien visible à l’horizon des jours, s’accompagnent d’un sentiment panique d’insécurité croissante. Parmi les couches funéraires vides de Cerveteri, de Tarquinies, dans l’empire des morts étrusque, se profile encore, sous nos yeux fureteurs, l’ombre de « la main singulière » des amants disparus : une main, unique, de jadis, comme le fut aussi la voix d’un être bien-aimé ou haï : la main, la voix, la chair réduites en cendres ; tout l’homme « pétrit l’au-delà, cet avenir hors de portée ». Sans trêve, dans la nuit mortuaire, « c’est la main qui façonne, et qui, plus tard, nous crée. »

Nous avançons ainsi, privés de guide céleste ou terrestre, puisque Virgile, Dante, Shakespeare, Bach ou Mozart sont morts depuis longtemps. Nous allons en nous donnant parfois la main, unique et singulière, tâtonnant depuis la surface craquelée du monde qui s’étale sous nos yeux défaillants vers le lieu noir sous-jacent à nos journées en fuite : le trou noir commun à tous les vivants, dont émerge peu à peu, sous le masque fissuré de l’antique nous-même, le visage d’un autre. Une face étrange et familière, peut-être plus vraie, plus profonde dans son absence apparente que ne le fut jamais le propre de notre être visible. Un profil d’homme plus clair que ne le fut jamais celui de nos matinées éteintes dans la saison du déclin. […] »

Claude Vigée, Préface, pp. 13-15.

Jacob ou l’être du possible. Paris : Caractères, 2009.

"Jacob qui "ouvre les voies du possible", est bien ce "porteur d’espérance pour l’individu". Bref, une figure pour notre temps. Merci.

Laurent Béchet, Le Gai Savoir, n° 2, 2012. Librairie Spicilège, Lagny-sur-Marne.

La Dame à la licorne, suivi de Du coin de l’œil où perlent les larmes. Perros-Guirec : Anagrammes, 2010.

« […) Entourée du ‘silence’ où ‘tout résonne mieux’, Anne Mounic a pu capter les cordes sensibles de l’être aux prises avec toutes ses inquiétudes existentielles. Si nous avions un conseil à donner au lecteur, ce serait de se glisser dans ce livre à double entrée, cœur et esprit ouvert jusqu’à la pointe de la pensée sensible. »

Nelly Carnet, Europe, n° 983, mars 2011, pp. 367-68.

L’eau de prudence. Illustrations de Guy Braun. Paris : Caractères, 2011.

« On ne présente plus Anne Mounic, mais voici une fois encore ce qu’elle fait de plus rare entre les romans et les essais importants, un recueil de poèmes. Mais cette fois le recueil me semble plus essentiel que les précédents. L’eau de prudence, illustré surtout de feuilles et fruits par Guy Braun, est selon moi une véritable révélation de l’être intime de la poète. La nature, la musique et les voyages ne sont que des décors. Je crois que jamais, depuis si longtemps que je la lis, l’auteure ne s’est à ce point livrée dans chaque jour et chaque lieu de chaque poème, qui est un journal de souvenirs et d’avenirs, ceux-ci transparaissant dans la réflexion qui ne la quitte pas, profonde et nourrie de toute une vie pleine de passions : "Je sais que je vais vivre,/ tout en prévoyant l’imprévu [...]. Le temps ne se présente comme une roue revenant sur elle-même / qu’en apparence." Mourir révèle le sens de toute son existence : "Dire réclame la surhumaine énergie du souffle.[…] Dies, Dieu, la lumière divine,/ c’est surgir dans le temps / par prudence en l’avenir,/ le passé distillé – sagesse." (Éd. Caractères, 7 r. de l’Arbalète, F 75005 Paris) »

Paul Van Melle, Inédit n° 252, septembre-octobre 2011, p. 21.

Voir aussi :

Michèle Duclos, sur Anne Mounic, Quand on a marché plusieurs années. Paris : Orizons Littératures, 2009. Temporel n° 7 : http://temporel.fr/Anne-Mounic-par-Michele-Duclos

Anne Mounic : entretien avec Charles Ficat, Temporel n° 7 : http://temporel.fr/Anne-Mounic-entretien-avec-Charles

Anne Mounic, Jacob ou l’être du possible, par Michèle Duclos. Temporel n° 8 : http://temporel.fr/Anne-Mounic-Jacob-ou-l-etre-du
Jacob, par Victor Malka, Claude Vigée et Anne Mounic. Temporel n° 8 : http://temporel.fr/Jacob-par-Victor-Malka-Claude?var_mode=calcul

Anne Mounic, par Paul Van Melle, Temporel n° 10 : http://temporel.fr/Anne-Mounic-par-Paul-Van-Melle?var_mode=calcul

Anne Mounic, par Nelly Carnet : Anne Mounic, Cobra sous le chant, médusé, dansant, conquis pour un instant…et La houle sous la langue… . Colomiers : Encres Vives, 2009.
Anne Mounic, Quand on a marché plusieurs années. Paris : Orizons, 2008.
Anne Mounic, Jacob ou l’être du possible. Paris : Caractères, 2009.
Temporel n° 10 : http://temporel.fr/Anne-Mounic-par-Nelly-Carnet?var_mode=calcul

Présentation au Sénat de la revue Temporel et autres ouvrages : Recouvrer le temporel après y avoir renoncé : Présentation de la revue Temporel et autres ouvrages, par Anne Mounic.
Temporel n° 8 : http://temporel.fr/Presentation-au-Senat-de-la-revue?var_mode=calcul


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