Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /homepages/1/d148233771/htdocs/anne/config/ecran_securite.php on line 283
Septembre 2018 - Anne Mounic
Anne Mounic

Septembre 2018

JPEG - 72.3 ko
Le ciel dans le pommier. Pastel, 2016.

De retour d’Italie, je propose pour cette rentrée un poème d’Attilio Bertolucci (1911-2000), dont l’œuvre subtile me touche beaucoup. Je traduis toujours, l’été, quelques poèmes afin d’apprendre l’italien. Cette année, j’ai traduit quelques poèmes de lui, qui est malheureusement moins connu en France que ses fils cinéastes, Bernardo (Prima della rivoluzione, etc.) et Giuseppe (Segret segreti, etc.).

*

*

*

Piccolo autorittrato (Caffè Greco)

Non potevano tanti anni, diviso
ognuno in mesi, i mesi in giorni,
i giorni in ore, minuti, attimi,
alterare più giustamente un viso,

il mio, che guarda in uno specchio scuro
dell’ antico caffè dove impietosa
si scatena la moda ultima, io,
da questa escluso forse il puro

lampo degli occhi e intenerito riso
della bocca alla consunta ferita
di un amore vittorioso su anni
e adipe, oh non esigente narciso.

Viaggio d’inverno (1971), in Le Poesie. Milano : Garzanti, 2001, p. 184.

*

Petit autoportrait (Café Greco)

Tant d’années ne pouvaient, divisée
chacune en mois, les mois en jours,
les jours en heures, minutes, instants,
altérer plus justement un visage,

le mien, qui regarde dans un miroir sombre
du vieux café où impitoyable
se déchaîne la dernière mode, moi,
exclu de celle-ci peut-être par le pur

éclair des yeux et le rire attendri
de la bouche où se consume le chagrin
d’un amour qui a vaincu les années
et la graisse, oh narcisse sans exigence.

JPEG - 42.6 ko
Floraison. Pastel, 2016.


nous contacter | sommaire | rédaction | haut de page

Guy Braun | | Temporel.fr